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8 avril 2014

BIRD


Un roman qui célèbre la force de la nature et de l’amitié face à la puissance destructrice d’un secret de famille.

Jewel, 12 ans, métisse d’origine jamaïcaine, est née le jour même de la mort de son frère. La famille, endeuillée par la tragédie, est isolée par les médisances de la population depuis l’accident de John, trop tôt disparu : le petit garçon est tombé de la falaise d’où il tentait de s’envoler.
Depuis lors, le grand-père, qui avait surnommé l’enfant Bird, ne parle plus, cloîtré dans sa colère et sa culpabilité, persuadé d’être responsable de la mort de son petit-fils. Les parents de Jewel, rigidifiés dans leur chagrin, semblent incapables de manifester de la chaleur ou un véritable intérêt à leur fille désormais unique, qu’ils aiment pourtant plus que tout. C’est dans la nature, entourée de cailloux, que l’adolescente trouve son réconfort, au bord de la falaise, où elle se rend secrètement depuis ses huit ans. Dans un arbre, elle rencontre le neveu d’un voisin, John, garçon adopté, perturbé par la question de ses propres origines. Passionné d’astronomie et passionnée de géologie établissent une relation très complice, à travers laquelle ils apprennent beaucoup. Mais John déclenche chez la mère de Jewel un intérêt surprenant, au contraire de Grandpa qui, empreint de croyances vaudou, le traite en « duppy » (esprit maléfique). Jusqu’au jour où Jewel découvre que John lui a menti. Comment réagira la jeune fille, qui lui faisait tellement confiance ?...

Extrait :
Le jour où Bird a tenté de s’envoler, toutes les grandes personnes étaient dehors à le chercher – sauf Ma et Grandma. Parce que, ce jour-là, je suis née. Et personne ne m’a jamais appelée autrement que Jewel, même si, parfois, je le souhaiterais. Ma et Pa répètent toujours que c’est mon nom parce que je suis précieuse, mais je me dis des fois que c’est parce qu’il commence par J, comme John, et qu’il leur manque, et qu’ils ne voulaient pas me donner un nom ordinaire, Jenny ou Jackie. Parce que John avait eu un nom ordinaire, et maintenant il était mort. J’ai douze ans aujourd’hui et tout le monde devrait être heureux. Mais c’est dur d’être heureux avec Grandpa enfermé tout seul dans sa chambre, comme à chacun de mes anniversaires. Ma et Pa m’ont fait un gâteau avec un glaçage à la vanille et des pépites de sucre, aussi offert un cadeau – des chaussettes du magasin à un dollar, mais jolies et tout – , puis nous sommes allés tous les trois au cimetière voir Bird et Granma. J’aime toujours ces films où les enfants ont de grandes fêtes d’anniversaire, avec de la musique, de drôles de chapeaux et d’énormes cadeaux, même des poneys, et je me dis que ce serait rudement bien un anniversaire comme ça. Surtout pour les poneys.

Crystal Chan a grandi au milieu de champs de blé du Wisconsin et tente, depuis, de trouver sa place dans le monde. Elle a publié des articles dans plusieurs magazines, donné des conférences et dirigé des ateliers ainsi que des groupes de discussion à travers les États-Unis. Elle a également exercé le métier de conteuse professionnelle pour les enfants et les adultes. Elle vit désormais à Chicago. Bird est son premier roman.

Traduit de l'anglais (E.U) par Pierre Marmiesse. 
Illustration de couverture : Olivier Charpentier. 
En librairie le 9 avril. 
256 pages / relié / 14,5 x 20 / dès 12 ans 
EAN : 9782330030537 / 14,90€

2 commentaires:

  1. Bonjour !
    A Marseille on a adoré !
    http://laboiteahistoires.fr/blog/
    Merci !

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  2. Un grand merci d'avoir publié ce livre ! C'est une merveille. On sent aussi que la traduction a été soignée et attentive.
    L'histoire est très belle, intelligente et sensible. La qualité et la profondeur de l'écriture me font penser qu'avec la lecture de ce livre, l'enfant pose un pied sur une échelle qui le mènera à d'autres grands auteurs, auteurs qui n'attendent que de le voir grandir encore un peu pour pouvoir ouvrir leurs livres. C'est la première fois que je ressens cela, et je suis heureuse que ce fut avec de livre.

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